
À la journée radieuse et très froide d'hier a succédé un jour cotonneux et doux, avec une neige fine, mais abondante. Mine de rien 30°C séparent la température d'hier matin et celle d'aujourd'hui.
Pas de maillot en vue toutefois, on reste en dessous de zéro.

Cet après-midi, nous sommes allés voir à la
base André Nadeau, entre Sherbrooke et Magog, si nous pouvions faire un peu de raquettes. Comme souvent, on s'y
est pris trop tard, la location ferme à 16h, il faut vraiment qu'on achète nos propres raquettes pour pouvoir aller partout.
Tant pis pour la marche en raquettes, l'endroit étant pas mal isolé, Trevor aura droit à une belle ballade dans la neige. Pour lui, aucun matériel nécessaire, ni raquettes, ni tuque, ni mitaines !
Quels que soient l'épaisseur de neige, la distance ou le froid, rien ne lui fait peur.

Ici, les gens nous arrêtent souvent pour nous demander à quelle sorte de chien il appartient, car si on rencontre assez régulièrement des setters irlandais, le setter gordon est apparemment
beaucoup plus rare.
C'est un chien très rustique et résistant, on savait déjà que la chaleur ne le dérangeait pas et qu'il aimait l'eau, il est prêt à sauter dans n'importe quel plan d'eau ou rivière si l'occasion se
présente. Je ne me faisais pas de soucis pour la neige, je savais que ça ne le dérangerait pas, mais il aime carrément ça.

Il y a pourtant quelque chose qui pourrait l'arrêter au bout d'un moment (je mets ça au conditionnel, car pour le moment ce sont nos limites qui l'arrêtent...), ce sont ses pattes : c'est un chien
d'eau et de marais, ses pattes sont larges et la neige, qui se tasse à l'intérieur, finit par lui écarter les coussins plantaires et le faire souffrir.
Si l'idée d'acquérir cette force de la nature, qui sait également être obéissant et affectueux, vous tente, il existe au moins deux élevages au Québec :
Gordon Star et
La Cité des Fougères (maintenant au Saskatchewan).