dans les Cantons-de-l'Est
7 Novembre 2007
N’allez pas imaginer des choses, je parle d’énergie. En effet, à la maison, on a deux fournaises (chaudières), une qui fonctionne à l’huile (mazout), et l’autre à l’électricité,
qui est la principale source d'énergie.
Au début des années 60 au Québec, les compagnies privées d'électricité ont été nationalisées sous l'égide d'Hydro-Québec. Comme cette nationalisation ne visait que les compagnies privées,
les municipalités ont pu continuer d'administrer leur propre réseau, même si de nombreuses villes ont depuis cédé leurs installations à Hydro-Québec. Hydro-Sherbrooke est aujourd'hui le plus important réseau d'électricité municipal du Québec.
À Sherbrooke, l’électricité est produite à partir de 9 centrales hydroélectriques ; mais la plus grande
partie de l’électricité est achetée à Hydro-Québec. Comme cette électricité n’est pas stockable, l’approvisionnement s’effectue en fonction de
prévisions.
Si la demande d'énergie est supérieure à la puissance contractée, Hydro-Québec livre quand même l'électricité requise. Toutefois, Hydro-Sherbrooke doit alors lui défrayer des pénalités
importantes. À l’inverse, si la demande est inférieure au contrat prévu, Hydro-Sherbrooke doit payer pour l'énergie non consommée.
C’est pourquoi, afin de contrôler le mieux possible les fluctuations, Hydro-Sherbrooke a mis au point des programmes de gestion énergétique, dont la bi-énergie résidentielle, avec un tarif bas et un tarif élevé.
Concrètement, en heure de pointe, c’est-à-dire lorsque la demande est très forte, le voyant HAUT TARIF du boîtier Hydro-Sherbrooke s’allume, une sonnerie retentit (je n’y suis pas encore
habituée…), le chauffage bascule sur la fournaise à l’huile et l’électricité consommée coûte beaucoup plus chère.
En fait, on est même tri-énergie !